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   Edition en ligne DLC  n° 1097 du 23 novembre 2007

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Ville-province de Kinshasa

Révélations sur les échecs d’André Kimbuta 

 

Pour le moment, la situation est devenue extrêmement dramatique. A ce tableau sombre présenté s’ajoutent les agitations de ces derniers jours. Qui ont pour soubassements la dégradation des routes, les prix qui ont pris de l’ascenseur, tant sur le marché que dans le domaine des transports en commun, avec le phénomène «demi terrain», l’insécurité...Trop c’est trop !

Et le chef de l’Exécutif  de la ville de Kinshasa semble dépassé.

Apparemment il ne maîtrise plus rien, prouvant ainsi son incapacité à diriger et à gérer cette mégalopole congolaise.

 

 Décidément les élections générales tenues en RDC l’année dernière, qui du reste ont permis la mise en place des institutions de la République, n’auront pas honoré leurs promesses d’un nouvel eldorado au pays.

            En effet, contrairement aux fallacieuses promesses qui ont fusé de toutes parts, la vie du Congolais moyen ne cesse de dégringoler. Cela est d’autant plus vrai pour la mégalopole de Kinshasa comptant plus de 7 millions d’âmes, dont les infrastructures et le service public sont devenus davantage obsolètes depuis la prise des fonctions de Monsieur André Kimbuta, l’homme orchestre de la Codek.

            Evidemment, force est de reconnaître que le processus du « mauvais sort » des Kinois résulte d’un long passé politique datant de l’ère mobutienne. Mais qu’à cela ne tienne, la majorité de la population kinoise ne cesse de maugréer son ras-le-bol face aux promesses du maire actuel qui n’a pas lésiné sur les moyens pour accéder à son actuelle fonction. Car n’oublions pas son lamentable échec aux élections législatives précitées et aux incidents de prétendue corruption lors de son élection à la tête de l’Hôtel de ville au second degré, alors dénoncés par le groupe parlementaire de l’opposition de la ville.

            De ce point de vue les observations glanées ici et là à travers la ville se résument quasiment à plus jamais ça à la tête de la ville-province de Kinshasa.

            Après avoir titré sur l’essoufflement du gouverneur André Kimbuta dans son édition n°1089 du 28 septembre dernier, Demain le Congo ne croyait pas si bien dire sur les insuffisances de l’intéressé à gérer correctement la capitale congolaise. En effet, arrivé et installé avec pompe à l’Hôtel de ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango s’est illustré par des mesures dites salutaires. Pour, avait-on dit, sauver la capitale congolaise. Et la thérapeutique avait été vite trouvée, avec comme corollaire, la réinstauration de l’autorité de l’Etat. Clamé urbi et orbi par le nouveau locataire du bâtiment de l’avenue Colonel Ebeya. On avait alors assisté à un déploiement impressionnant des services de l’Hôtel de ville dans la métropole congolaise. Pour des « grands travaux d’Hercule ». Assainissement, sécurité, campagne de conscientisation, celle pour le changement de mentalités… Tout y passe. A l’exemple aussi de celle (campagne) concernant la vente de la patente. Afin de maximiser les recettes qui « contribueraient » à la reconstruction de la ville.

            Mais le tableau que présente la capitale de la Rdc s’assombrit davantage. Il n’est pas du tout encourageant. Depuis son avènement à la tête de cette Ville-province et  l’investiture de son gouvernement par l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Poussant ainsi les Kinois à un pessimisme sans borne.  Présageant de ce fait  d’un avenir incertain pour les kinois. En d’autres termes, un échec cuisant sur toute la ligne. Pour André Kimbuta Yango, premier gouverneur de la capitale congolaise en cette troisième République naissante. Et sur qui on fondait tous les espoirs.

            Rien ne semble réussir au numéro un kinois. Qui se trouverait aussi buté à la résistance de ses administrés. Apparemment insensibles et refusant d’obtempérer  aux décisions de l’autorité  de la ville-province de Kinshasa. Des actions menées sous fortes campagnes médiatiques ont été carrément étouffées dans l’œuf. Par la volonté des contribuables. Dont certains se retrouvent dans la haute sphère politique congolaise. On citera entre autres actions, la démolition des constructions anarchiques, celle des marchés et débits de boissons sur les artères publiques, l’uniformisation des couleurs des véhicules chargés du transport public, la lutte pour l’éradication du grand banditisme, etc.

            Au sujet des constructions anarchiques, il y a lieu de rappeler  la plainte portée par certains citoyens contre le gouverneur André Kimbuta Yango. Pour destruction méchante. En sus des dommages et intérêts exigés. Stoppé net dans ses démarches, le numéro un kinois a reculé. Depuis lors, l’Hôtel de ville de Kinshasa « n’émet » plus. Son patron étant devenu subitement « aphone » sur ces dossiers. Préférant s’exhiber dans d’autres manifestations ou cérémonies. Officielles ou non. Démarche qui a pénalisé les plus faibles. Cette catégorie de citoyens qui a dénoncé la politique de deux poids deux mesures adoptée par le locataire de l’avenue colonel Ebeya. En privilégiant les intérêts des dignitaires du pouvoir dont il est l’émanation. Ces derniers occupent anarchiquement. Et qui occupent anarchiquement des sites destinés à l’usage public. A l’exemple du terrain Ifasic au Quartier « Beau-Vent » à Lingwala.  Selon nos informations, il aurait même dernièrement rebroussé chemin sur un coup de téléphone d’un de ses mentors au croisement des avenues Batetela et 30 juin en route pour détruire la palissade provisoire érigée à l’ex immeuble Refeco. Ce qui a fait « gloser » les shegués du coin. Si cela s’avérait exact, ce serait un coup dur pour l’intéressé. 

Quant aux marchés et débits de boissons, l’application des mesures y relatives ainsi que leur suivi n’ont duré que le temps d’une rose. Les réfractaires ont tout simplement reculé pour mieux sauter. Tous ces espaces sont présentement réoccupés. Avec « force » ! Les transporteurs publics ne sont pas en reste. Dans l’uniformisation des couleurs sur leurs véhicules, chacun y met du sien. A part une minorité qui a appliqué la décision de l’Hôtel de ville. En outre, l’option prise par les autorités de la ville-province de Kinshasa d’y éradiquer le grand banditisme n’a fait que requinquer la racaille kinoise. Trop portée vers la violence gratuite. Ecumant tous les coins et recoins de Kinshasa « la misère » en lieu et place, cette fois-ci, de « Kinshasa la poubelle ». Terme utilisé par les kinois eux-mêmes. Alors,  que vivent les « Pomba » et les shègues? Un mélange détonant qui s’avère excessivement dangereux pour les citoyens. Et qui est aussi capable de mettre en mal les institutions provinciales, et, partant, celles, nationales installées dans la capitale congolaise.

            Pour le moment, la situation est devenue extrêmement dramatique. Au tableau sombre présenté ci-dessus s’ajoutent les agitations de ces derniers jours. Qui ont pour soubassements la dégradation des routes, les prix qui ont pris de l’ascenseur, tant sur le marché que dans le domaine des transports en commun, avec le phénomène «demi terrain», l’insécurité...Trop c’est trop !

Et le chef de l’Exécutif  de la ville de Kinshasa semble dépassé. Il ne maîtriserait plus rien, prouvant ainsi son incapacité à diriger et à gérer cette mégalopole congolaise. Tout laisse à croire donc à une limite de ses capacités managériales.

D’aucuns indiquent que l’intéressé n’en fait qu’à sa tête, sans tenir compte des avis techniques de ses services. Si bien que la mesure annoncée avec pompe sur l’éloignement des habitations du lit des rivières à 50m, aurait pris de court les responsables du service des salubrités publiques de la ville.  Et à trouver des solutions aux nombreux problèmes insolubles ( ?) qui s’y posent. Des routes éventrées, des ponts non entretenus et prêts à s’écrouler. A l’exemple du pont «Lunda Bululu » entre les communes de Bandalugwa et de Kintambo. Des structures qui tendent, lentement mais sûrement, à disparaître de la carte géographique de Kinshasa. Dans ces conditions, il ne restera plus au gouvernement provincial de Kimbuta que de réunir des moyens financiers consistants. Afin de pourvoir la ville de Kinshasa en hélicoptère. Ce qui permettra et facilitera le déplacement des kinois, d’un coin à l’autre de leur ville. Voit-on une autre solution ? D’un.

            De deux, le Gouverneur André Kimbuta a affirmé, dernièrement, avoir acheté 500 bus et 500 taxis-bus. Sur fonds propres de l’Hôtel de ville de Kinshasa. Et qui serviront au transport public. Alors que le charroi automobile de la capitale a de plus en plus difficile à circuler sur des routes défoncées, fera-t-on de ces engins achetés, des véhicules amphibies ? Peut-être que les 4 x 4 du Gouverneur Kimbuta et ceux des autres autorités du pays pourront s’en sortir. Mais il n’en sera pas de même des voitures à crédit dont viennent de bénéficier les députés provinciaux de Kinshasa.

            Au sujet des marchés pour la réfection des routes à Kinshasa, il se chuchote dans les salons huppés de la capitale que le numéro un de la ville aurait fait appel à ses amis. Tant de l’AMP que de l’Opposition pour le partage du gâteau. Parce qu’il y a effectivement à « boire et à manger ». En bon kinois, André Kimbuta aurait donc invité ses amis à venir «bouffer» avec lui. Comprenne qui pourra ! Au cas où cela se vérifiait, inutile de chercher à savoir où va l’argent des contribuables.

            Pour paraphraser l’Honorable Fayulu, Président Ecofin de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, la métropole congolaise est effectivement une ville-province sinistrée. Et les autorités provinciales se devaient de poser des actions d’éclat, pour redorer leur blason terni. Malheureusement il n’en est pas le cas. Et le silence de l’Hôtel de ville  pour des dossiers qu’il a instruits est inquiétant. Ainsi que sa rétraction des mesures prises. C’est ce qui pousse les Kinois à la réflexion et aux interrogations. Pourquoi le Gouverneur Kimbuta ne va-t-il pas jusqu’au bout dans la logique ? Subit-il des pressions ? Y a-t-il des injonctions venant «d’en haut» ?  A-t-il peur des représailles ? Ou bien, comme beaucoup d’entre ceux qui sont actuellement aux affaires, cherche-t-il tout simplement à se préparer une retraite dorée ? En ponctionnant dans les caisses de « sa » ville-province.

            Ailleurs, pour moins que ça, l’autorité démissionnerait. Comme apparemment cette culture est inconnue en Rdc, André Kimbuta Yango pourrait rester en place. Etant très sûr de ses vingt- cinq voix à l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Mais il doit néanmoins faire très attention. Car tout pourrait aussi basculer en sa défaveur.

            En tout cas, d’aucuns estiment que l’échec de l’action du Gouverneur André Kimbuta Yango à la tête de la ville-province de Kinshasa est évident. Il ne pourra pas, de ce fait, contribuer à la réussite des cinq chantiers du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange.

Demain le Congo